Face aux pénuries de policiers, 50 services de police vont recruter ensemble
Six organisations policières de l’Ontario lancent une campagne de recrutement commune face au manque d’agents dans certaines communautés de la province. Plus de 50 services de police seront concernés par cette initiative appelée Anwser the Call, Selon le solliciteur général de l’Ontario, Michael Kerzner, plus de 2100 policiers sont recrutés cette année, contre 1200 en 2022. Un total qu’il aimerait voir encore augmenter. Mais ce n’est pas suffisant, souligne Mark Baxter, président de l’Association des policiers de l'Ontario. Au cours des 10 dernières années, nous avons constaté une baisse importante du nombre de personnes qui s'engagent pour une vie de service. Ce phénomène, combiné à un certain nombre de départs à la retraite, des démissions et de changements dans le travail de policier, a Il estime que cela a un impact à la fois sur le temps de réponse, et donc la sécurité de communauté, mais aussi sur le bien-être des agents. Pour Darren Montour, président de l'Association des chefs de police des Premières Nations l’Ontario, un mode de recrutement conjoint pourrait être utile aux petites communautés rurales et éloignées. C'est une victoire pour l'équité, une victoire pour la durabilité opérationnelle et une victoire pour les communautés que nous servons. Darren Montour, le chef du Service de police des Six Nations et président de l’Association des chefs de police des Premières Nations de l’Ontario se réjouit de cette campagne commune. (Photo d'archives) Photo : CBC / Samantha Craggs Certaines communautés de Premières Nations ne peuvent compter que sur un seul et unique agent. L’Ontario a apporté plusieurs changements à la formation et au recrutement des policiers ces dernières années — notamment en supprimant l’exigence de diplôme postsecondaire et en couvrant les frais de formation obligatoire. La province a agrandi Collège de police de l’Ontario en octobre afin d’accueillir 80 cadets supplémentaires chaque année. Les nouvelles places de formation, qui devraient être offertes cette année, seront réservées aux services policiers de petite et moyenne taille ainsi qu’aux services de police des Premières Nations, avait alors déclaré M. Kerzner. Selon Timothy Bryan, professeur de sociologie à l'Université de Toronto, l'augmentation du nombre de policiers n'est pas nécessairement synonyme d'une plus grande sécurité. Six organisations sont associées à cette campagne de recrutement dont l'Association ontarienne des commissions de services policiers, l’Association des policiers de l’Ontario, l’Association des chefs de police des Premières Nations l’Ontario et l’Association des policiers de Toronto. La publicité associée sera diffusée à la télévision, sur les réseaux sociaux et au bord des routes en Ontario. Avec des informations de Rochelle Raveendran, de CBCrépondez à l’appel
(traduction libre) en français.créé d’importants défis de recrutement
, poursuit-il.Plus d'équité entre les services
Historiquement, le recrutement policier a fonctionné en silos, avec des services qui travaillent indépendamment, souvent en concurrence pour le même réservoir limité de candidats avec des ressources et une portée très différentes.

Des changements à la formation
Les services de police eux-mêmes ne garantiront pas une baisse de la criminalité de X % si nous augmentons le nombre de policiers de X %, car ils savent que ce n'est pas ainsi que cela fonctionne
, explique l'universitaire.
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